Question 67
Sobriété de l'usage agricole de l'eau : La technologie doit faciliter l'évolution des pratiques. Avertissement, pilotage, télédétection, matériel d'irrigation... Où en sommes-nous ?
Rapporteurs et conférencier
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Maher Salman
Rapporteur général
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Bruno Cheviron
Rapporteur national
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Gilles Belaud
Rapporteur national
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Véronique Bellon-Maurel
Conférencier
Rapporteur général : Maher Salman
M. Maher Salman possède près de 30 ans d’expérience dans l’assistance internationale ainsi que dans le développement technique et stratégique en matière de gestion des ressources en eau agricole, couvrant l’ensemble des régions du monde.
Il est actuellement Responsable principal des terres et de l’eau et Chef d’équipe pour la gestion de l’eau agricole à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). À ce titre, il pilote des programmes et des initiatives portant sur la modernisation de l’irrigation, la productivité de l’eau pour les cultures, l’efficacité de l’utilisation de l’eau, la gestion des eaux transfrontalières, les politiques de l’eau, la fragilité liée aux ressources naturelles, ainsi que la gestion intégrée de la sécheresse. Il conduit également la transition vers l’ère numérique des outils et normes de la FAO en matière de gestion de l’eau agricole.
M. Salman agit également en tant que coordinateur du Fonds d’adaptation à la FAO, ainsi que point focal auprès de plusieurs organisations, notamment l’Commission internationale des irrigations et du drainage, l’Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, ainsi que des banques multilatérales de développement.
Il a effectué ses études supérieures en Syrie et au Royaume-Uni, dans le domaine du génie civil et de l’ingénierie de l’eau.
Rapporteur national : Bruno Cheviron
Physicien, détenteur d'une thèse en géophysique à l'Université Paris VI - Pierre et Marie Curie (2004) et spécialiste de la modélisation des flux dans l'environnement (eau, chaleur, solutés, sédiments), il a intégré l'UMR G-EAU de Montpellier en 2012, pour travailler sur l'irrigation et les processus biophysiques associés, de l'échelle élémentaire à celle de la parcelle.
Il obtient son HDR (Habilitation à Diriger les Recherches) en 2021 puis devient Directeur de Recherche en 2023. Il supervise le développement du modèle Optirrig (génération, analyse et optimisation de scénarios d'irrigation), anime l'équipe OPTIMISTE (Optimisation du Pilotage et des Technologies d'Irrigation), co-anime le réseau (INRAE) "Systèmes Agricoles et Eau" et fait partie du Conseil Scientifique de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse.
Le fil rouge de ses activités est l'amélioration des règles de décision de l'irrigation pour l'identification de meilleures stratégies de gestion de la ressource, par des approches innovantes, à petite échelle (agri-photovoltaïsme, îlots de chaleur urbains, recours aux formalismes de la commande optimale, couplage de modèle d'irrigation et d'érosion agraire) comme aux échelles territoriales (appui aux politiques publiques, aux Projets de Territoire pour la Gestion de l'Eau, couplage de modèles hydrologiques et agronomiques).
Rapporteur national : Gilles Belaud
Professeur à l’Institut Agro Montpellier et directeur adjoint de l’unité de recherche G-EAU, Gilles Belaud est spécialiste de la gestion de l’eau en agriculture. Titulaire d’un doctorat en mécanique de l’Université Lyon 1 et d’une habilitation à diriger des recherches de l’Université de Montpellier, il bénéficie de près de 30 ans d’expérience dans les sciences de l’eau.
Ses travaux portent sur l’hydrologie des systèmes irrigués, la modélisation et le pilotage des réseaux d’irrigation, ainsi que le suivi des ressources en eau, notamment par télédétection. Il s’intéresse en particulier aux contextes de rareté hydrique en Europe, en Afrique et en Asie.
Très engagé dans la recherche collaborative, il a notamment coordonné le projet européen PRIMA HubIS (2020–2024) et pilote plusieurs initiatives scientifiques à l’interface entre recherche, innovation et politiques publiques.
Ses recherches visent à améliorer durablement la gestion de l’eau en agriculture, en développant des solutions concrètes adaptées aux enjeux du changement climatique.

